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21/09/2009

_The SEX column and other misprints_

The SEX column and other misprints : David LANGFORD : Cosmos Books : 2005 : ISBN-10 1-930997-78-7 : 240 pages (y compris index) : une quinzaine d'Euros pour un TP (existe aussi en HC), doit pouvoir se trouver sur le site de l'éditeur (www.wildsidebooks.com).

The sex column.jpg

Ce livre est le recueil d'une partie des chroniques écrites par David Langford pour le magazine SFX. Situé chronologiquement avant Starcombing (http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/09/11/bf757695339...), il rassemble les textes parus entre 1995 et début 2005. A noter que, à la différence de ce dernier, il n'y a pas d'autres textes que ceux parus dans le magazine ce qui veut dire qu'il n'y a pas de fiction ni de notes de lecture.

Starcombing.jpg

Je ne m'étendrai pas sur le personnage incontournable qu'est David Langford (voir ma présentation de Starcombing). Je me bornerai à préciser que l'ouvrage contient 133 textes d'une longueur homogène (sauf une demi-douzaine de pièces plus longues qui ont été écrites pour des numéros spéciaux). Le principe de ces courts essais est toujours celui d 'un billet d'humeur qui brocarde avec gentillesse certains acteurs du genre (les principales têtes de turc de Langford étant Hubbard et Benford) et certains de ses travers (clichés éculés, écriture atroce). L'auteur est plus mordant vis-à-vis des monceaux de stupidités convenues que la presse peut écrire sur la SF et ses amateurs.

The silence of the langford.jpg

Je conseillerai de ne pas faire comme moi, à savoir lire ce livre peu après d'autres recueils de billets de Langford. En effet, cette lecture concentrée est assez impitoyable pour une rubrique régulière prévue pour être lue (et donc oubliée) d'un mois sur l'autre. On se rend alors beaucoup plus facilement compte des répétitions (des anecdotes sont reprises plusieurs fois à l'identique), des tics d'écriture et du côté un peu "fabriqué" de l'ensemble. A lire donc par petits bouts pour profiter sans retenue de l'humour et des connaissances encyclopédiques de l'auteur et partager sa passion pour le genre.

 

Note GHOR : 1 étoile

16/09/2009

_DAW Books paperback Science Fiction_

DAW Books paperback Science Fiction : Roger ROBINSON : Beccon Publications (série BP collector's checklist) : 1993 : ISBN-10 1-870824-27-X : non paginé : quelques Euros pour un fascicule A5 broché (disponible chez l'éditeur http://www.lxnen.com/rogerbeccon/B/checklists.html ).

DAW books paperback SF.jpg

Comme précédemment indiqué à propos d'une autre volume de cette série (Ace Books S.F. Doubles http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/02/02/ace-books-s... ), cet ensemble de petits ouvrages amateurs a pour ambition de fournir une check-list pratique et transportable pour les maniaques de la collection (en VO). C'est un peu une sorte de cahier où l'on n'a plus qu'à rayer (ou stabiloter) les ouvrages que l'on a, comme le font tous les collectionneurs qui se promènent avec leurs listes de recherche. 

The wrong end of time (DAW 1973).jpg

Cet opus est donc consacré aux volumes de DAW, l'éditeur fondé par Donald A. Wollheim lors de son départ d'Ace en 1972 et qui publie uniquement de la SF. Les livres de cet éditeur ont longtemps été surnommés "Yellow Backs" à cause de leur caractéristique et très visible dos jaune qui permettait des les identifier immédiatement dans les rayons. A noter que cette particularité disparaîtra au milieu de 1984. La descritption du contenu de cet ouvrage est assez rapide puisque Robinson nous offre seulement : 1) la liste des 710 premiers titres de DAW (de Spell of the witch world à Skeen's return) et des 15 romans de la série Capt. Kennedy (par E. C. Tubb sous le pseudonyme de Gregory Kern) au format : Numéro (le fameux "DAW collectors' book number"), auteur et titre; 2) un index qui lie les noms d'auteurs et le numéro des livres qu'ils ont écrit.

Polymath (DAW 1974).jpg

Du fait de la très faible quantité d'information fournie : pas d'info sur les pseudonymes, les illustrateurs ou les dates de parutions, sans parler du problème propre à DAW de la complexité des rééditions (sans parler des versions canadiennes), cet ouvrage ne peut servir que de liste à cocher. Au moment où ce type d'information se télécharge assez facilement (comme là : http://www.sfsite.com/~silverag/daw1-100.html ), la plus-value et l'interêt de ce livre sont extrêmement limités, nettement plus que pour les autres titres de la série.

The stardroppers (DAW 1972).jpg

Un petit listing que le collectionneur acharné remplacera fort utilement par le remarquable et infiniment plus complet Future and fantastic worlds de Jaffery paru chez Starmont.

Future & fantastic worlds.jpg

Note GHOR : 1 étoile  

14/09/2009

_The Darkover dilemma : Problems of the Darkover series_

The Darkover dilemma : Problems of the Darkover series : S. WISE : T-K Graphics : 1976 : pas d'ISBN : 28 pages (pas d'index ni de bibliographie) : prix inconnu pour un chapbook assez difficile à trouver.

The darkover dilemma.jpg

La série Darkover (Ténébreuse en VF) a toujours exercée une grande attirance sur une partie (plutôt féminine, attirée initialement par les Libres Amazones du lieu) des amateurs de SF. Grâce à l'attitude plus que bienveillante de Marion Zimmer Bradley (qui a largement ouvert les portes de son univers), il s'est crée une sorte de fandom spécialisé uniquement consacré à cette longue (plusieurs dizaines de romans et de nombreuses nouvelles) entreprise littéraire. Cet ouvrage est probablement l'une des premières manifestations concrète de cette mouvance.

The sword of Aldones (Ace Double F-153 1962).jpg

Ce court essai est à la fois une sorte d'arrêt sur image sur l'état de la série au milieu des années 70 (le dernier titre considéré étant The heritage of Hastur qui date de 1975) et une tentative d'en dégager les inévitables (puisque MZB semblait initialement ne pas avoir de "bible" pour sa série) problèmes de continuité. La première moitié de ce livre est donc une sorte de guide de Darkover, son histoire, ses habitants et ses coutumes qui s'appuie exclusivement sur des citations de l'auteur. La seconde partie liste, roman par roman, les diverses inconsistances que l'on peut y trouver. Cela va de la simple négligence de l'auteur (un personnage qui en connaît un autre par son nom page 28 de The spell sword et qui lui demande quand même comment il s'appelle page 36) à des questions de fond qui attendent une réponse (comme les hybridations entre les races de Darkover).

The planet savers (Ace Double F-153 1962).jpg

Etant peu familier avec l'oeuvre de Bradley, j'ai donc logiquement été plus intéressé par la première partie qui permet d'avoir un tableau assez clair du cadre de ce cycle important sans l'avoir lu. Ce tableau n'est d'ailleurs pas dépourvu d'esprit critique ce qui est rafraîchissant pour un texte de fan. Pour la seconde moitié, les interrogations soulevées par Wise d'une façon en tout cas bien argumentée me sont complètement passées au-dessus de la tête. Je laisse à des experts es-Darkover le soin de préciser si elles sont pertinentes et si MZB a pu, dans les ouvrages suivants, en corriger certaines.

Darkover landfall (DAW).jpg

Un livre qui parlera évidemment plus aux fans de MZB mais qui est un très bon exemple de la qualité et de l'intensité de l'appropriation de certains univers par les fans.

 

Note GHOR : 1 étoile

11/09/2009

_Starcombing : Columns, essays, reviews and more_

Starcombing : Columns, essays, reviews and more : David LANGFORD : Cosmos Books : 2009 : ISBN-13 978-0-8095-7348-6 : 233 pages (y compris index) : TP disponible en neuf pour une dizaine d'Euros (existe aussi en HC).

Starcombing.jpg

Comme son long sous-titre l'indique bien, cet ouvrage est un recueil des nombreux textes de Langford. Il rassemble ceux parus entre 2000 et 2004 pour les non inclus dans Up through an empty house of stars et la quasi intégralité de sa production de 2005 à 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas Langford, c'est une des figures essentielles du fandom britannique, une légende vivante aux presque 30 Hugos (il me semble qu'il en a eu autant que Locus), un homme extrêmement sympathique et plein d'humour (pour l'avoir un peu rencontré lors des Worldcons), le créateur du fanzine mensuel Ansible (www.ansible.co.uk/) et un puits de science en matière de SF (il est d'ailleurs impliqué sur le projet de la troisième version de la SF encyclopedia voir http://sfe3.org/).

Up through an empty house of stars.jpg

Ce recueil rassemble donc une masse assez diverse de textes dont la majorité est constitué par les courts (au maximum deux pages) billets de Langford dans le magazine SFX (une première sélection antérieure se trouve dans The SEX columns). Ces billets sont des pièces d'humeur généralement plutôt amusantes (sauf quelques moments d'émotion pour certains décès) sur une grande variété de sujets. Outre quelques critiques d'ouvrages (tirées essentielement de Foundation) de MacLeod (Learning the world), Wright (Null-A Continuum) ou McDonald (Cyberabad Days), on y trouve aussi quatre fictions (des short-shorts parues dans Nature) comme c'est l'usage dans les livres de l'auteur, ainsi que diverses pièces plus longues (préfaces, articles sur Harry Potter ou Sladek).

Learning the world (Orbit 2005).jpg

Malgré quelques moments d'émotion, cet ouvrage est plutôt d'une lecture légère. Les piques de Langford contre la vision caricaturale qu'ont du genre les commentateurs extérieurs à celui-ci sont toujours réjouissantes même si elles peuvent faire grincer des dents l'amateur. Cette impression de légèreté est aussi générée par la courte taille des textes ce qui, hormis quelques cas, ne laisse guère à l'auteur la place physique de déployer un discours sur le genre. Dans le même esprit, les fictions sont des textes à chute, des sortes de mises en bouche qui peuvent parfois faire regretter que Langford aie si peu écrit sur des formats plus longs.

The space eater (Baen 1987).jpg

Au final, un livre qui permet de retrouver une voix sympathique et érudite pour ceux qui (comme moi) ne lisent pas SFX. A déguster par petites bouchées pour éviter les quelques redites et savourer l'ensemble.

 

Note GHOR : 1 étoile

09/09/2009

_Critique de la science-fiction_

Critique de la science-fiction : Jacques GOIMARD : 2002 : Pocket (collection "Agora" #249) : ISBN-10 2-266-11854-4 : 670 pages (y compris deux index) : une dizaine d'Euros pour un poche épais.

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Cet ouvrage est un recueil (partiel) des textes de Jacques Goimard sur la SF (à noter qu'il existe d'autres volumes consacrés aux autres composantes des "transfictions de l'imaginaire" qui rassemblent ses écrits sur ces genres cousins). L'auteur est l'un des grands noms de la SF en France sous de multiples casquettes : essayiste, critique, écrivain, anthologiste et principalement comme directeur de la collection SF de (Presses) Pocket.

Ce monde est notre (PP 1977).jpg

Ce recueil ne contient donc aucun inédit et rassemble des textes publiés sur une période de quarante ans (1961-2001). Il est organisé en trois grandes parties d'inégale longueur : 1) "Vue générale" qui, comme son nom l'indique, survole le genre à la fois sous l'angle historique, thématique ou sociologique; 2) "Historique" qui, comme son nom ne l'indique pas, est une suite d'articles sur des auteurs précis (de Heinlein à Jeury); 3) "Les images", la partie la plus courte qui est principalement constituée d'une longue étude sur 2001. Les essais rassemblés sont extrêmement variables dans leur taille (de deux à quatre-vingts pages). Ils sont tirés d'une grande diversité de sources (revues, revues de SF, encyclopédies, plaquettes, anthologies, omnibus, recueils de nouvelles) mais sont dans l'ensemble des préfaces ou des introductions plus que des oeuvres autonomes. L'ouvrage se termine par deux index, l'un pour les noms propres et l'autre thématique.

Oméga (PP 1977).jpg

M'étant précipité sur ce livre lors de sa sortie, il m'avait alors passablement énervé. Passons d'abord sur la typique habitude des responsables éditoriaux français de se publier dans leurs propres collections (de Klein à Ruaud en passant par Sadoul ou d'habiles utilisateurs de pseudonymes), une pratique qui ne peut que induire des doutes (parfois injustifiés) quand aux qualités réelles des oeuvres ainsi publiées. Ce qui m'avait fortement déplu était l'absence totale d'inédits ou au moins de choses importantes un peu difficiles d'accès. Même si c'est clairement énoncé sur la quatrième de couverture et repris d'une façon détaillée dans une page spécifique, j'ai eu le sentiment de repayer pour des choses que j'avais déjà achetées. En effet, le gros du livre est constitué des préfaces de Goimard à des omnibus et autres livres d'or, textes pour lesquels j'avais déjà payé. En fait les textes que je connaissais pas étaient les rares parutions hors des organes du genre, c'est à dire les textes les plus courts et les moins intéressants (peut-être parce que destinés à un public néophyte).

Le livre d'or de Fritz Leiber (PP 1982).jpg

Outre cet aspect économique, je n'ai pas été convaincu par la prose de Goimard. C'est parfois assez fielleux vis à vis de certains de ses confrères (Sadoul est particulièrement visé) ou des amateurs du genre qui lui on quand même permis de manger pendant un moment. Même si c'est souvent érudit et détaillé (l'article sur Dick est profond et solidement étayé) l'auteur utilise parfois des méthodes fort approximatives et tombe dans l'énoncé de généralités absolument pas démontrées, comme dans l'article sur le lectorat de la SF où il commence par dire qu'il n'existe pas de données fiables mais où il nous livre quand même sa propre vision des choses.

Tu seras un autre (PP 1987).jpg

Au final un ouvrage largement ramasse-miettes et qui, de part sa construction, ne peut présenter une réflexion globale sur le genre. Manquant singulièrement d'une vision unificatrice, c'est au mieux une sorte de "Best-of" de Goimard à réserver à ceux qui n'ont pas les morceaux originaux.

 

Note GHOR : 1 étoile